Atelier de clôture de l’ANR CRISP (15 septembre 2025)

favicon-CRISP Informations générales 

À l’approche de la fin de l’ANR CRISP (Addressing the Challenge of Research Integrity in Scientific Practices), nous avons le plaisir de vous convier à l’atelier de clôture du projet. Celui-ci donnera aux participants et participantes l’occasion de revenir sur les principaux résultats de CRISP, ainsi que celle d’aborder les perspectives futures, aussi bien en termes de recherche que sur le plan institutionnel, de l’intégrité scientifique.

 

Cet atelier de travail consistera en une série de discussions qui s’articuleront autour d’interventions – sous forme de vidéos pré-enregistrées ou de prises de parole – de membres de l’équipe de recherche de CRISP. Chaque vidéo ou série de vidéos sera commentée par un intervenant, après quoi une discussion générale sera lancée.

 

L’atelier se tiendra le lundi 15 septembre 2025 de 13h30 à 18h30, à Sorbonne Université – Campus des Cordeliers (amphithéâtre Bilsky-Pasquier). Pour plus de détails, veuillez vous référer à la section “Informations Pratiques” en bas de page.

 

Une pause café ainsi qu’un cocktail de clôture seront proposés.

 

Coordination scientifique : Stéphanie Ruphy, Olivier Leclerc, Jérôme Michalon, Anouk Barberousse, Cyrille Imbert.

 

 

favicon-CRISP Inscription

L’atelier est ouvert à toutes et à tous, il suffit de s’inscrire en remplissant le formulaire accessible ci-dessous :

 

 

favicon-CRISP Programme du colloque

Le programme sera découpé en trois sessions thématiques :
 

 Session 1 – Quelles visions de la science sous-tendent le rôle des RIS ? (14h)

Vidéo 1.1 (Jérôme Michalon & Thibaud Boncourt | Lien) Qui sont les référents à l’intégrité scientifique ?
  • Résumé : A partir d’une enquête qualitative auprès de 28 RIS français, complétée par l’analyse des données de l’OFIS, nous présentons quelques points saillants de cette population, en termes de statut, de position dans la carrière, de disciplines. Nous présentons également la manière dont les RIS conçoivent leur rôle, ainsi que la diversité des manières de l’exercer.
  • Communication / article de recherche associé : Boncourt, T., Mirman, Y. & Michalon, J. (2025). Accompagner ou limiter la bureaucratisation de la recherche ? Les mises en œuvre locales des régulations françaises de l’intégrité scientifique. Gouvernement & action publique, 14(1). Lien
  • Commentatrice : Lola Avril
 
 
Intervention à l’oral d’Anouk Barberousse – Un référent à l’intégrité scientifique pour toutes les disciplines, n’est-ce pas voué à l’échec ? (à partir de la Vidéo 1.2 | Lien)
  • Résumé : Est-il légitime qu’une seule personne prenne en charge l’ensemble des saisines concernant l’intégrité scientifique d’un établissement ? Un collège pluridisciplinaire ne serait-il pas plus efficace ? Les arguments contre l’unicité du RIS ne prennent pas en compte ce qui unit les chercheurs ni les pratiques des RIS.
  • Commentateur : [annoncé prochainement]
 
Présentation d’un article de recherche par Baptiste Vendé : Vendé, B., Barberousse, A. & Ruphy, S. (2025). ‘From 2015 to 2023, eight years of empirical research on research integrity: a scoping review’. Research Integrity and Peer Review, 10(5). Lien
 
 

 Session 2 – Sensibilisation et contextualité des pratiques (15h15)

Intervention à l’oral d’Anouk Barberousse – La sensibilisation à l’intégrité scientifique, une bonne chose ? (à partir de la Vidéo 2.1 | Lien)

  • Résumé : Les doctorants gagnent-ils vraiment à suivre des formations à l’intégrité scientifique et à l’éthique de la recherche ? Ne perdent-ils pas leur précieux temps à écouter des conseils trop généraux, déconnectés des réalités de leurs recherches ? Bien au contraire, ces formations donnent l’exemple d’une culture ouverte de la recherche, dans laquelle les problèmes sont abordés frontalement plutôt que passés sous silence.
  • Commentateur : [annoncé prochainement]
 
 
Présentation des résultats préliminaires par les économistes du projet ANR (Marc Deschamps)
 
 
Intervention à l’oral de Cyrille Imbert – Entre règles générales communes et contextualité des pratiques fiables (à partir de la Vidéo 2.2 | Lien et de la Vidéo 2.3 | Lien)
  • Résumé : On considère d’ordinaire que les valeurs et les règles normatives qui régissent l’action scientifique, et en particulier les règles de l’intégrité scientifique, sont communes aux communautés scientifiques. Je défends ici une position contextualiste selon laquelle i) il est vain d’espérer établir des règles communes précises dont les bonnes pratiques scientifiques pourraient être une application ; ii) l’action scientifique droite ne peut être déterminée que de façon contextuelle. Tout l’enjeu est alors de comprendre le statut qu’il convient de donner aux énoncés généraux qui composent le corpus de l’intégrité scientifique. C’est ce point qui sera discuté rapidement dans cette intervention.
  • Communication / article de recherche associé :
    • “Quels statuts pour les règles communes de la science ? Conséquentialisme des actes contre conséquentialisme des règles”. Cyrille Imbert, à paraître dans « L’enseignement philosophique », numéro consacré à l’épistémologie sociale. Lien
    • “Are larger studies always better? Sample size and data pooling effects in research communities”, David Waszek and Cyrille Imbert, preprint. Lien
  • Commentateur : Amine Mansour
 
Pause café (15 minutes)
 

 Session 3 – Les manquements à l’intégrité : l’alerte, la sanction, et après ? (16h45) 

Vidéo 3.1 (Nicolas Klausser & Olivier Leclerc | Lien) – Comment les manquements à l’intégrité scientifique sont-ils sanctionnés ?

  • Résumé : Analyse de la façon dont les manquements à l’IS font (ou non) l’objet de sanctions disciplinaires dans les universités. Matériau : la totalité des décisions du CNESER de 1991 à 2023.
  • Communication / article de recherche associé : O. Leclerc and N. Klausser, « From research misconduct to disciplinary sanction: an empirical examination of French higher education case law », Research Ethics, vol. 21, n° 1, 2025, pp. 34-55 (online first 16 March 2024) [DOI : 10.1177/17470161241240241]. Lien ; N. Klausser et O. Leclerc, « 33 ans de contentieux devant le CNESER disciplinaire », Revue du Droit Public, n° 1, 2025, pp. 61-73. Lien
  • Commentatrice : Anne Jacquemet-Gauché
 
 
Vidéo 3.2 (Jérôme Michalon & Yves Mirman | Lien) – Comment les médias parlent-ils des manquements à l’intégrité ?
  • Résumé : La médiatisation est un élément important pour comprendre les dynamiques sociales à l’oeuvre dans les affaires de manquement à l’intégrité scientifique, supposés ou avérés. Nous avons analysé le traitement médiatique d’affaires françaises, impliquant des de biologistes accusés, au cours des années 2010, de manipulation d’images ou de fabrication de données.  A travers ce corpus, nous montrons que ce traitement évolue dans le temps de deux manières : d’une focalisation initiale sur les responsabilités individuelles de la survenue du manquement, les articles les plus récents mettent en cause les conditions de production du savoir scientifique. Dans le même mouvement, le vocabulaire utilisé pour qualifier les faits incriminés, change (privilégiant le vocable de l’ “erreur” et de la “faute”, au détriment de celui de la “fraude”).
  • Communication / article de recherche associé : Mirman, Yves, Michalon, Jérôme, et Boncourt Thibaud, “Media Coverage of Research Misconduct in France. From Individuals to Collectives, from Fraud to Errors”, soumission prochaine à Public Understanding of Science.
  • Commentateur : Nicolas Chevassus-au-Louis
 
 
Vidéo 3.3 (Olivier Leclerc | Lien) – Alerter sur les manquements à l’intégrité scientifique ?
  • Résumé : L’article pose la question de savoir si les scientifiques qui signalent des manquements à l’IS peuvent être qualifiés de “lanceurs d’alerte” au sens de la législation française relative à l’alerte. L’article part du constat que les dispositifs de signalement de manquements n’ont pas été construits en considération du droit applicable aux lanceurs d’alerte. Ces deux corpus normatifs peuvent pourtant s’éclairer l’un l’autre.
  • Communication / article de recherche associé : O. Leclerc, « Whistleblowing legislation and reporting on research misconduct: A case for mutual learning », Accountability in Research: Ethics, Integrity and Policy, vol. 32, n° 1, 2025, pp. 1-21 (online first 31 July 2023) [DOI : 10.1080/08989621.2023.2240705]. Lien
  • Commentatrice : Christine Noiville
 
 

Vidéo 3.4 (Yves Mirman & Thibaud Boncourt | Lien) – Qu’arrive-t-il après une fraude ?

  • Résumé : Peu de connaissances sociologiques sont disponibles sur ce qui arrive aux auteur.e.s de méconduite scientifique. Nous avons mené une enquête qualitative auprès de plusieurs d’entre elles et eux, pour comprendre les conséquences de l’accusation sur leur vie professionnelle et personnelle. Il en ressort que l’impact d’un manquement n’est pas le même selon le stade de la carrière : la sortie pure et simple du monde académique est rare, et elle est davantage de le fait de personnes en début de carrière, la séniorité s’accompagnant d’un « capital social » qui atténue les répercussions de l’accusation et de la sanction. Pour autant, une fraude reconnue ne disparaît pas, et même en cas de maintien dans le monde académique, la perception d’avoir une “tâche sur le CV” oriente et limite les choix des accusés. Différentes formes de “reconversion” sont observées : toujours dans le monde académique, les personnes investissent des thématiques nouvelles ou se focalisent, quant certaines font le choix d’exercer davantage dans le secteur privé. Les manquements à l’intégrité ont également un impact sur la carrière des « accusateurs » que nous analysons également.
  • Commentatrice : Emmanuelle Picard
 
 

favicon-CRISP Informations pratiques

Adresse du Campus des Cordeliers : 15, rue de l’École de Médecine (Paris – 75006)

Transports :

  • Métro : Lignes 4 ou 10 (arrêt Odéon)
  • RER B : Stations Saint-Michel ou Luxembourg
  • RER C : Station Saint-Michel
  • Bus (arrêts Rue des Écoles ou Odéon) : Lignes 38, 27, 58
 

Plan d’accès :